L’étonnante aventure des « Bananes volantes »
jeudi 24 septembre 2020
Le Pont-l’Abbiste Yves Le Bec sort un ouvrage sur un appareil mythique : l’hélicoptère Vertol H-21 plus connu sous le nom de « Banane volante ». Le livre, richement illustré et documenté, constitue une pièce unique sur le sujet.

Après avoir publié « La Véritable histoire de l’hélicoptère » en 2005, le Pont-l’Abbiste met un coup de projecteur sur l’histoire de la « Banane volante ». L’ancien combattant, pilote d’avion pendant la guerre d’Algérie, consacre un livre entier à cet engin si singulier.
« Une histoire pleine d’anecdotes pittoresques »
Ce nouvel ouvrage de 125 pages représente environ deux ans de travail. Il est unique à plus d’un titre. D’abord parce qu’il rassemble une iconographie abondante, photos et dessins personnels de l’auteur, mais aussi des témoignages inédits. Une douzaine d’acteurs de cette épopée, pilotes ou mécaniciens, racontent les moments forts qu’ils ont vécu.

« Au départ, dès 1953, il est destiné à des missions de recherche et sauvetage en Alaska », explique l’auteur. Puis, « la Banane volante », sera engagée durant la guerre d’Algérie de juin 1955 à avril 1960 par l’Alat (Aviation légère de l’Armée de Terre) et par la Marine nationale avant d’être utilisée par les Américains au Vietnam. Changement radical de climat. « Pour une heure de vol, il fallait lui consacrer deux heures de mécanique à terre », se souvient le Loctudiste Yves Gélébart, ancien mécanicien mobilisé à la base GH2 d’Aïn Arnat.
Ce dernier a mené de nombreuses opérations de maintenance. Des interventions périlleuses d’une extrême précision.
« Dans certaines régions, le moteur absorbait beaucoup de sable et s’arrêtait progressivement en plein vol », ajoute Claude Marx qui a piloté le H-21 durant le conflit Algérien. Ce dernier se souvient d’une machine « au rendement exceptionnel » mais délicate à manœuvrer. « Leur témoignage participe au fameux devoir de mémoire », souligne Yves Le Bec. En tout, 700 exemplaires seront construits, une centaine sera présente sur les djebels (montagnes).
Signes extérieurs de reconnaissance : ses deux rotors en tandem et son train d’atterrissage fixe avec deux roues à l’arrière et une à l’avant.
Après l’Algérie, la « Banane volante » participera aux essais nucléaires puis aux premiers tests d’Ariane dans le Sahara. Son héritage est conséquent. La conception des hélicoptères lourds actuels type « Caïman » découle de l’expérience du H-21 en Algérie.
Une souscription lancée
Le livre, qui passionnera les anciens combattants et les férus d’aéronautique, est dédié à Valérie André. Médecin général inspecteur (CR), neurochirurgienne, elle fut la première Française pilote d’hélicoptère et première Française à atteindre le grade de général. Celle qui a aujourd’hui 98 ans a sauvé de nombreuses vies en Indochine et en Algérie. Source : letelegramme.fr
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« La Véritable histoire de la Banane » sera imprimée dans le courant du mois de novembre 2020. |

Messages
8 avril 2021, 09:21, par DELAFOSSE
Impressionnante cette magnifique machine appelée populairement "Banane".
Elle est le fruit d’une technologie nouvelle à l’époque : l’hélicoptère bi-rotor.
En éplucher le livre doit être absolument passionnant.
16 octobre, 18:08, par FRANCOIS
Bonjour
Appelé du contingent 59/1A ,affecté a la base ALAT 101 au sein du GH2 ,et Breveté mécanicien aéronautique a l’École Nationale Professionnelle de L’Air de Cap-Matifou (Alger), je me suis retrouvé affecté a la SVR H 21 de SETIF..
Mes compétences ayant attiré l’attention des gradés ,et vu un problème d’effectifs navigants ,il m’ a été proposé une fonction de mécanicien de bord sur H 21 au sein de l’ escadrille EHO1 commandée par le capitaine GOUYON ...
Ayant accepté cette fonction ,j"ai dû prendre en compte un H21 et suivre tous les déplacements de l’Escadrille au sein de laquelle j’ai effectué 521 heures de vol opérationnel ,et a 1 mois de la fin de mon service au cours d’une EVS de nuit avec déjà 2 blessés a bord ramassés sur une DZ précédente , le pilote n’a pas pu atteindre la DZ,suivante , suite a une approche au dessus d’une zone en feu ,(perte de puissance moteur et de portance dues a la zone surchauffée) ,et pour éviter de chuter dans une crevasse de la montagne, a plaqué le H 21 contre la montagne ,les 2 pilotes sont sortis par la fenêtre gauche du cockpit et personnellement je me suis assuré de l’évacuation des 2 blessés dont un éjecté de sa civière, et avec l’aide d’un légionnaire accouru et grimpé sur le fuselage ,ces 2 personnes ont été évacués vers une zone plus sécurisée.
J’ai rapidement récupéré mon armement et rejoint les légionnaires .Et a peine éloignés le H21 a explosé (réservoir essence ,et sol en feu ,pas bon ménage)
Le copilote (S/C NABET ) et moi (MdL FRANCOIS) avons passé la nuit sur le djebel avec la Légion ,et récupérés le lendemain par une Alouette .
Le pilote du H21 (Cne GOUYON) a lui été récupéré le soir même par un autre H21 venu évacuer les blessés que nous devions prendre.
Je possède les photos de l’épave ,sur le flan de la montagne .Mon hélico était l ’AAT FR 104