Secours en montagne : les sauvetages de l’extrême avec Dragon 74

dimanche 28 décembre 2025

Reportage JT 20h de France 2 - À la montagne, les sauveteurs de la Sécurité civile sont mis de plus en plus souvent à contribution. L’an dernier, l’hélicoptère Dragon 74 a été envoyé en mission 1 100 fois.
Il est 14 heures, l’alerte vient d’être donnée. Aux commandes du Dragon 74, le pilote et son mécanicien de bord. À l’arrière, un gendarme, un pompier et le médecin urgentiste. "On a une demande de secours sur la station de ski de Balme. Un skieur qui a fait une chute de 100 mètres dans des barres rocheuses", indique le Major Pierre Soba, chef de caravane de secours. Après dix minutes de vol, l’hélicoptère rejoint la chaîne des Aravis, en Haute-Savoie, et dépose l’équipe au plus près de la victime. Sur place, ils prennent le relais des pisteurs secouristes. La chute est violente. Il perd brièvement connaissance. Dans la pente enneigée, le médecin procède aux premiers examens médicaux.

Son état est stable, il peut être héliporté. "Là, il est bien revenu et moi, je ne vois aucune lésion grave par ailleurs. Après, vu la nature de la chute, on va quand même aller à l’hôpital. Il va être examiné proprement, dans de bonnes conditions", explique le médecin. Le Dragon 74 refait surface. L’opération au sol n’aura duré qu’une quinzaine de minutes. Placée dans une civière, la victime est installée à l’arrière de l’appareil, sous la surveillance de l’équipe pendant toute la durée du vol. Mission accomplie en moins de 45 minutes.

Des missions de secours de plus en plus fréquentes
Retour à la base pour la Sécurité civile. En fin d’après-midi, une nouvelle alerte retentit. Un skieur hors-piste est bloqué sur une plaque de glace. "Il semblerait qu’il soit dans une position un peu instable, donc on va aller sur sa position et voir comment on pourrait intervenir pour le mettre en sécurité", détaille Alain Hamel, pilote et chef de base hélicoptères sécurité civile en Haute-Savoie. Le soleil se couche, la luminosité baisse. Des câbles sont tendus dans la montagne. Le souffle du rotor pourrait déséquilibrer la victime dans une pente glacée et trop raide. Impossible pour la machine d’atterrir. La seule solution hélitreuiller les secouristes plus loin. Ils termineront à pied. Il fait nuit noire, la progression se fait à la lampe frontale jusqu’à l’objectif.

Déplacé puis hélitreuillé, le skieur est mis hors de danger. Sur ce genre d’opération, chaque minute compte. Sans accident ni blessure, aucun soin n’est nécessaire. Il sera déposé un peu plus bas dans la vallée. En 2025, le Dragon 74 s’est envolé à 1 100 reprises. Les missions de secours en montagne ne cessent de croître d’année en année.

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